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Questionnaire Ravenne , Laure seconde 2

mars 15, 2010

Le Mausolée de Galla Placidia

 Galla Placidia est née en 390, à Constantinople, et est décédée le 27 novembre 450. C’est la fille de Théodose 1er et la demi-soeur de l’empereur Honorius. A la mort de celui-ci, elle devient impératrice et gouverne l’empire d’Occident durant vingt cinq ans, ce qui est un cas unique pour une femme dans l’histoire de l’empire romain. Fidèle à l’Eglise et très réputée pour sa piété personnelle, elle fait construire de nombreuses églises à Ravenne et décide de se faire édifier son mausolée, vers 430, dit mausolée de Galla Placidia. Cependant, elle meurt à Rome et est inhumée dans le mausolée impérial aux côtés de son père Théodose 1er mort en 415, et non pas dans le mausolée qu’elle s’était fait construire auparavant. Cette confusion vient probablement du fait que se trouvent trois importants sarcophages dans le mausolée, longtemps considérés comme la tombe de Galla Placidia, mais en réalité introduits au XIVème siècle. Le mausolée de Galla Placidia est un célèbre monument d’époque et de style byzantins. Cet édifice est mondialement connu pour ses mosaïques, les plus anciennes de Ravenne. Le mausolée est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996 et est construit en croix libre. C’est un petit bâtiment simple de douze mètres soixante quinze sur dix mètres vingt cinq. Il est fait de longues et assez grosses briques rouges. Les côtés de la façade sont ornés de pilastres reposant sur un socle devenu invisible à cause de l’affaissement du mausolée au cours du temps. Les arcs sont en surhausse (=plein cintre). A l’intérieur du mausolée, se trouve une chapelle : elle est éclairée par quatorze petites ouvertures. Sur chacune des quatre lunettes de la coupole, nous pouvons voir deux apôtres, de part et d’autre de la fenêtre. Ils font un geste d’acclamation de la main droite. A leur pied, sur l’herbe verte, deux colombes (symbole de l’âme) se tiennent près d’une fontaine (symbole de la purification). En bas de la coupole, à droite, Saint Laurent porte une croix et s’avance vers le gril enflammé, instrument de son martyre. Dans sa main gauche, il tient un livre ouvert où se trouve l’alphabet hébraïque. Il lève la tête vers le ciel bleu de la coupole, où huit apôtres, debout sur les parois voisines lui montrent une croix d’or, au milieu des étoiles entourées des symboles des quatre évangélistes. A gauche, une armoire ouverte contient le nom des quatre évangiles en latin. La coupole centrale hémisphérique, à l’intersection des quatre bras de l’édifice cruciforme, est animée par le scintillement de huit cents étoiles qui se détachent sur le ciel nocturne. Au centre, on aperçoit la croix latine en or acclamée par les apôtres tout autour de la coupole et les quatre évangélistes sous leur forme symbolique dans les pendentifs : le lion représente Marc, le taureau représente Luc, l’aigle Jean et pour finir l’homme symbolise Matthieu. Ce monument servait en réalité d’oratoire à l’époque paléochrétienne : il était dédié à Saint Laurent, comme le montre les différentes mosaïques présentes dans la chapelle. La mosaïque principale du mausolée de Galla Placidia est le Bon Pasteur. Au milieu d’un paysage constitué de rochers, d’arbres et de buissons, le Christ est représenté sous les traits d’un berger avec ses moutons, vêtu d’une cape et d’une croix en or. Les moutons représentent l’ensemble des chrétiens et le berger leur Dieu. Les symboles chrétiens visibles sur les mosaïques et les sarcophages sont la croix, l’agneau, les quatre évangélistes…

La basilique Saint Vital

Elle a été construite à Ravenne, entre 527 et 548. La ville avait été reconquise par les Byzantins en 540. L’édifice a un plan octogonal : il combine des éléments architecturaux romains (le dôme, la forme des portails, les tours) et les éléments byzantins (l’abside polygonale, les chapiteaux, la construction en briquettes). Le monument est construit en briques et le toit qui abrite la coupole est de forme pyramidale. Cette coupole est décorée de fresques. Le campanile se trouvant à côté du monument est très grand et majestueux. Dans cette basilique sont conservées les reliques de Saint Vital. Tout d’abord, l’arc triomphal qui sépare la chapelle de la partie centrale du bâtiment est orné de quinze médaillons figurant le Christ, les douze Apôtres et les deux fils de saint Vital. Ensuite, la partie antérieure de la chapelle fait appel à des scènes de l’Ancien Testament qui réfèrent au sacrifice divin et à la présence de Dieu. Cette chapelle est séparée du déambulatoire, de chaque côté, par une triple arcature décorée de panneaux représentant des scènes de l’Ancien Testament : à gauche, Abraham, reçoit la visite des Trois Anges, et le sacrifice qu’il s’apprête à faire de son fils Isaac ; au-dessus, à droite, Moïse est sur le Mont Sinaï, on peut également voir les sacrifices d’Abel et de Melchisédech, Moïse devant le Buisson Ardent, des figures d’anges, les prophètes Isaïe et Jérémie, les quatre évangélistes (Matthieu, Luc, Jean, Marc) accompagnés de leurs symboles (l’homme, le taureau, l’aigle, le lion) complètent la décoration de cette partie. La cour de l’empereur Justinien et l’impératrice Théodora et sa suite sont des mosaïques que l’on peut voir le long des murs de l’abside chacune d’un côté : la première est à gauche tandis que la seconde est à droite. Dans cette basilique, le Christ est représenté sous la forme d’un agneau. La cour de l’empereur Justinien : l’empereur Justinien porte une patène d’or pour l’hostie consacrée, un diadème auréolé et la chlamyde, le manteau des empereurs. Les vêtements de Justinien sont de couleur marron avec un peu de blanc. Justinien représente l’autorité royale. Quand on regarde la mosaïque de face, on peut voir à la droite de l’empereur Argentarius, quelque peu en retrait, qui finança les travaux de la basilique. Vint ensuite l’archevêque de Ravenne, Maximien : il est représenté avec le pallium et la croix épiscopale. Il symbolise l’autorité religieuse. A côté de lui, se trouvent un diacre qui porte l’évangéliaire et un sous-diacre qui porte l’encensoir : le clergé représente le pouvoir spirituel. Il porte des vêtements de couleur blanche sauf Maximien qui a un peu de marron. A gauche de l’empereur, se trouvent deux dignitaires (la cour), dont le général Bélisaire, le conquérant de Ravenne. Leurs vêtements sont de couleur blanche et marron. Ils représentent l’autorité militaire. Plus à gauche, on aperçoit la garde de l’empereur : ils sont armés de lances et d’un bouclier. Leurs habits se remarquent de part leurs couleurs : vert, rouge et marron. L’impératrice Théodora et sa suite : l’impératrice Théodora donne l’impression de s’avancer, en tenant à la main un calice d’or constellé de joyaux qu’elle vient d’offrir à l’église Saint Vital. Elle est parée d’un diadème chargé de perles, entourée d’une auréole et vêtue d’un manteau de pourpre. Théodora était une ancienne danseuse qui s’exhibait dans les ports. Elle incarne ici le pouvoir absolu. Elle est précédée de deux dignitaires civils et d’un groupe de dames de la cour. Dans cette église, l’art a une fonction politique de propagande religieuse. Les symboles chrétiens sont les apôtres, le nimbe, la croix, l’agneau…

La Piazza del Popolo

En 540, sous le règne de Justinien 1er, Ravenne fut conquise par le général byzantin Bélisaire ; elle fut ensuite reconquise par les Ostrogoths avant d’être à nouveau reprise par le général byzantin Narsès en 552. Les deux statues qui ornent la piazza del Popolo (voir photo) représentent Saint Apollinaire, qui porte le monogramme du roi Théodoric, et Saint Vital.

Le Baptistère Néonien

 Les plus anciennes mosaïques de Ravenne ornent le baptistère néonien et le mausolée de Galla Placidia. Deux grandes écoles se mêlent en ce qui concerne ce patrimoine : l’école gréco-romaine et l’école byzantine. Le baptistère néonien est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996. Peu après la construction du bâtiment au Vème siècle, l’évêque Néon, d’où le nom du baptistère, le fit recouvrir d’une grande coupole. Le baptistère néonien est aussi appelé baptistère des Orthodoxes. Le bâtiment a une forme octogonale pour symboliser les sept jours de la semaine. Comme la basilique Saint Vital, l’objectif du baptistère était de faire de la propagande pour inciter les gens à se faire baptiser. A l’intérieur sont encore présents des vestiges anciens : des colonnes antiques, des arcades, des mosaïques… Les principales mosaïques se trouvent sur les arcades inférieures (huit apôtres), sur les arcs de décharge (mosaïques d’animaux : paons, faisans, colombes) et sur la coupole elle-même (baptême du Christ, cortège des apôtres). La mosaïque de la partie centrale représente le baptême du Christ, quand il avait 30 ans. Le Christ est debout immergé jusqu’à mi-corps dans les eaux du Jourdain, en Palestine, tandis que Saint Jean Baptiste lui verse l’eau du baptême sur la tête. Le fleuve est personnifié par un vieillard, sans doute un païen, qui s’élève dans les eaux dans un geste de tendresse pour essuyer Jésus Christ. La colombe (symbole du Saint Esprit), la tête du Christ et son bras ont été restaurés au XIXème siècle. Le trône symbolise la royauté, à titre suprême. Seul le Roi avait l’autorisation de s’asseoir dessus. Pour les chrétiens, la couronne désigne la majesté du seigneur mais elle souligne aussi le caractère supérieur de certains êtres tels que qui apparaît avec une couronne de douze étoiles ou de douze pierres précieuses, ou les martyrs qui portent souvent la couronne dans les mains. Le paon peut représenter plusieurs symboles. Pour les premiers chrétiens, il est considéré de façon bienveillante car sa chair passait pour être imputrescible comme le corps du christ au tombeau. La chute et la repousse de ses plumes au printemps était interprétée comme symbole de renouveau et de résurrection. Il faut donc voir le paon sur les mosaïques comme symbole d’immortalité. Plus tard, les Chrétiens verront dans le paon un symbole d’orgueil et de vanité.

Le Dôme.

Le Dôme ou appelé aussi cathédrale de Ravenne, date du Vème siècle et fut rénové au XVIIIème siècle. Il possède une façade baroque et un ambon du VIème siècle décoré d’animaux symboliques. Le campanile du Dôme, en forme de cylindre, a conservé un clocher cylindrique typique du Xème et XIème siècle. Le plan de la cathédrale de Venise est en forme de cylindre. La cathédrale est constituée de cinq nefs supportées par cinquante-six colonnes. Les décorations sont diverses : fresques, sculptures, tableaux, mosaïques. La chapelle de la Madone de la sueur : elle se situe dans la ville de Ravenne et possède un sarcophage, datant du Vème siècle, qui est de Saint Barbiaziano. Les symboles chrétiens sont nombreux : la croix…

La Tombe de Dante.

La tombe de Dante est une sépulture de style néoclassique et fait penser à un petit temple. Elle a été construite en 1321, commandée par le cardinal Gonzague, sur les plans de l’architecte Camillos Morigia. La tombe se trouve sur la place San Francesco, le centre historique de la ville de Ravenne. Cette tombe conserve les restes du poète, homme politique et écrivain, Dante Alighieri, né en 1265 et mort en 1321. Sur le bas-relief, datant du XVème siècle, Dante est représenté se tant la bouche avec sa main, penché vers sa gauche, en train de lire un livre. Il en regarde un autre avec sa deuxième main. Il porte une longue robe. Dante Alighieri fut banni de Florence pour des raisons politiques, il s’installa donc à Ravenne (tout à l’Est de Florence, vers la côte Adriatique) où il mourut. Même si Dante n’était pas originaire de Ravenne, il y passa un long exode qui lui permit d’écrire notamment la fameuse « Divine Comédie ». Dante a écrit, entre 1308 et 1321, la Divine Comédie. Cette oeuvre est considérée comme une des plus belles oeuvres de la littérature mondiale. Elle est rédigée en italien, langue vernaculaire. La Divine Comédie décrit la descente aux Enfers de Dante, le passage par le Purgatoire, son accession au Paradis et pour finir son union à Dieu. Chaque année, lors de la deuxième semaine de septembre, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du poète, une cérémonie est organisée pendant laquelle la commune de Florence, ville natale de Dante, offre l’huile d’olive à la ville de Ravenne. Ainsi une petite flamme brille toujours sur la tombe du poète, signe d’hommage éternel : c’est une façon de s’excuser du sort imposé au poète. Encore aujourd’hui, les Florentins voudraient bien récupérer son corps pour le placer dans un sarcophage, dans la nef de l’église Santa Croce de Florence, mais Ravenne refuse toujours de restituer à cette ville le corps d’un personnage qu’elle a banni.

La Basilique Saint Apollinaire le Neuf.

Cette basilique fut construite par Théodoric Le Grand, roi des Goths, entre 493 et 526, à proximité du palais, pour le culte arien, religion de sa cour et de son peuple. Elle tenait lieu d’église palatine et était alors dédiée au Sauveur. La basilique Saint Apollinaire le Neuf est bâtie sur un plan à trois nefs, divisé par deux rangées de douze colonnes. Elle est dépourvue de portique et précédée du seul narthex. Extérieurement, la basilique présente une façade à galerie couverte, construite en brique, avec des lignes de trous de boulins. La partie supérieure est percée d’une fenêtre double en marbre, surmontée de deux autres ouvertures minuscules conjointes. Le narthex a un toit à simple pente, qui descend vers des colonnes de marbre blanc, contrastant avec le reste du bâtiment. Sur la droite du narthex se détache un haut campanile de brique, de plan circulaire, ajouré de fenêtres simples, puis doubles, enfin triples. La nef centrale donne accès à deux bas-côtés par douze paires d’arcs soutenus par des colonnes. Elle se termine par une abside semi-circulaire, en cul-de-four. Les murs de la nef centrale présentent trois zones distinctes de décoration en mosaïques. Le registre le plus élevé est décoré de panneaux qui alternent des motifs à deux colombes et des scènes du Nouveau Testament, montrant la Vie du Christ. Dans la scène du Christ séparant les chèvres des brebis, le Christ est représenté au milieu de deux anges qui lèvent la main. Il est paré d’une longue robe de couleur marron. Il est entouré de six brebis. Le Christ et les anges ont une allure hiératique. Dans le panneau figurant la Cène, le Christ et les apôtres sont traités à la manière des représentations paléochrétiennes romaines. Le registre médian alterne avec les fenêtres qui encadrent de solides figures de saints aux longues robes. Ils apparaissent nettement en perspective. Le registre inférieur des mosaïques est le plus important, mais aussi le plus altéré. Le bandeau droit s’ouvre par une figure du fameux palais de Théodoric. L’intérieur du palais est représenté en perspective rabattue : ce que l’on voit correspond à trois faces du péristyle, juxtaposés de face sur un seul plan, comme s’ils étaient dépliés. Entre les colonnes sont disposés des rideaux blancs brodés d’or qui portent encore les ombres des personnages. Les colonnes qui soutiennent les arcs de l’édifice sont blanches et sont surmontées de chapiteaux corinthiens. Au-dessus des arcs sont figurés des anges qui tendent des festons de rameaux de fleurs, en une longue ligne de basses arches protégées par des garde-corps et surmontées de tuiles. La procession des martyrs et le cortège des vierges se font face, toujours au registre inférieur, réalisées lors la domination byzantine. Elles mettent en évidence la répétition des gestes, la préciosité de l’habillement, et la fixité du regard. Les personnages apparaissent comme flottant dans l’espace. Les martyrs sont représentés avec des vêtements de couleur blanche, ils sont auréolés et portent une couronne. Des lettres sont inscrites sur leurs habits. Les vêtements des vierges sont riches en parures, alternant avec du bleu, du marron, du blanc et du rouge. Elles portent une couronne et un nimbe. Les symboles chrétiens sont l’auréole, l’agneau, les colombes… La ville de Classis est représentée sur le bandeau du bas d’une des mosaïques. On peut notamment le voir grâce à une inscription se trouvant au dessus d’un rempart entre deux tours. Classis est l’ancien port de Ravenne, aujourd’hui ensablé à l’intérieur des terres, qui était à l’époque le plus important de tous les ports de l’Adriatique et une des places principales de la flotte impériale romaine. Les mosaïques n’appartiennent pas toutes à la même époque : les unes remontent à Théodoric, et d’autres à la décoration voulue par l’évêque Agnello, lors de la conversion de l’édifice au culte catholique.

La Basilique de Santa Maria in Porto.

La façade de la basilique de Santa Maria in Porto (voir photo) est de style baroque. Les éléments décoratifs sont les sculptures, huit au total, les colonnes, douze et deux par deux, les insignes et les trois clochers, sut le toit de la basilique.

La Basilique de Saint Jean l’Evangéliste.

Cette église mesure environ cinquante mètres de longueur. Elle est bâtie sur un plan basilical avec deux collatéraux et une abside à l’extrémité. Un narthex a été englobé dans la nef. Les colonnes semblent avoir été prolongées en cours même de construction. Le campanile de la basilique mesure quarante deux mètres et est en forme cylindrique. On pense que la basilique a été construite vers 425 dans des circonstances connues par un passage d’Agnellus qui indique que l’impératrice Galla Placidia, au cours d’un voyage de Constantinople à Ravenne, avait prononcé le vœu d’ériger une basilique en l’honneur de Saint Jean. Au cours de la traversée en mer, sans doute une tempête a poussé le navire au moment du passage près d’Ephèse, ville où se trouvait le sanctuaire avec les restes de Saint Jean l’Evangéliste. Elle aurait donc imploré le saint pour qu’il la délivre de ce périple et elle aurait promis en échange de lui ériger une basilique en son honneur.

 Le Baptistère des Ariens.

 L’arianisme est rapidement condamné pour hérésie, en 325, par l’Eglise, car il conduit au polythéisme. La croyance vient d’Arius, prêtre d’Alexandrie au début du IVème siècle, et repose sur le fait que le Christ n’est pas l’égal du Père : Jésus est un homme dans lequel s’incarne la Parole de Dieu, il serait né homme et ne serait devenu véritablement Fils de Dieu qu’au jour de sa résurrection. Le Fils serait postérieur et subordonné au Père, crée par Dieu le Père. Ce bâtiment avait pour fonction de servir d’église pour les Ariens, différentes de celles des catholiques. C’est Théodoric, à l’origine de la construction, qui voulut donner une église de plus au peuple arien. En 565, après la condamnation de l’arianisme, il fut converti en oratoire catholique sous l’invocation de sainte Marie. Le baptistère des Ariens est enfoncé à deux mètres vingt cinq dans le sol. Le monument est de forme octogonale avec quatre absides. Il possède une coupole décorée d’une mosaïque représentant le baptême du Christ par saint Jean-Baptiste, avec un dieu païen figurant le Jourdain qui se tient près d’eux et porte une outre de cuir de laquelle sort l’eau du fleuve. Au dessus, l’Esprit-Saint est sous la forme d’une colombe dont le bec répand l’eau lustrale. Plus bas, une procession des douze apôtres, menés par les saints Pierre et Paul tout autour de la coupole, se dirige vers un trône sur lequel un crucifix précieux est posé sur un coussin de pourpre. Le baptistère néonien possède également une mosaïque représentant le baptême du Christ dans le Jourdain, avec un païen et Saint Jean Baptiste.

 Le Mausolée de Théodoric.

Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, est né vers 451 et il et mort le 30 août 526, à Ravenne. Envoyé dès l’âge de sept ans, comme otage à Constantinople, il revient en 469 gouverner la Pannonie suite à la mort de son oncle Valamir. Théodoric a une grande influence en Italie. Tout d’abord, il réussit presque à unifier le pays qui a toujours été divisé. Il meurt sans y être parvenu, mais le mouvement est enclenché. Théodoric réussit à introduire un système social mélangeant l’ancien système romain et certains aspects ostrogothiques. Le baptistère des Ariens et la basilique Saint Apollinaire le Neuf sont des monuments contemporains de l’époque théodoricienne. Ce monument a servi à accueillir la dépouille du roi Théodoric à sa mort. Le mausolée de Théodoric est construit en pierre blanche d’Istrie et composé de deux niveaux décagonaux. Son toit est un monolithe d’un diamètre de dix mètres et d’un poids de trois cent tonnes. La forme de l’édifice est circulaire. Il y a trois étages, actuellement en travaux.

La Basilique Saint Apollinaire de Classe.

Le port de Classe fut fondé par Auguste. Le campanile date du Xème siècle : il mesure trente sept mètres quarante. Le plan de la basilique Saint Apollinaire de classe (voir photo) est celui d’une basilique à trois nefs avec un presbytère surélevé. L’intérieur est composé d’une nef centrale le long de laquelle s’alignent deux rangées de colonnes de marbre. La décoration de la coupole de l’abside est recouverte de mosaïques. Au-dessus de la coupole, dans un médaillon, le Christ est représenté les yeux grands ouverts et le front ridé. A ses côtés, au milieu des nuages, se trouvent les symboles des quatre évangélistes ailés. En dessous de cette bande, aux deux extrémités, on voit les deux villes de Jérusalem et de Bethléem avec leurs murs parsemés de pierres précieuses. Douze agneaux sortent des portes des deux villes, six d’un côté, six de l’autre et se dirigent vers le christ. Les douze agneaux représentent les douze apôtres. Sur les pieds droits de l’arc, deux palmiers de chaque côté se détachent sur un fond bleu sombre. En dessous des palmiers, les archanges Gabriel et Michel, Saint Matthieu et Saint Luc. Dans le registre du haut, au milieu d’un ciel d’or parcouru par des nuages d’où sort la main de Dieu, s’inscrit un grand disque bleu semé d’étoiles qui entourent une grande croix centrale constellée de pierres précieuses avec en médaillon, au centre, la tête du Christ. Le bras droit de la croix est surmonté d’une inscription grecque qui signifie « Poisson », initiales des cinq mots grecs : « Jésus Fils de Dieu Sauveur ». Dans les nuages, de chaque côté de la croix, ont peut voir les figures d’Élie et de Moïse. Leur présence témoigne de la signification de la scène : « la transfiguration du Christ sur le mont Thabor » à laquelle assistèrent aussi les apôtres Pierre, Jean et Jacques qui sont symbolisés par les trois agneaux, en dessous, qui regardent la croix. Dans le registre du bas, dans une large vallée verte fleurie, parsemée de petits rochers, de plantes, d’arbres, d’oiseaux se dresse la figure de St Apollinaire. Il porte sur sa tunique blanche la chasuble sacerdotale parsemée d’abeilles d’or qui symbolisent l’éloquence. L’évêque est dans une attitude de prière. Ses fidèles sont symbolisés par les douze agneaux qui l’entourent. Sous la coupole, entre les fenêtres, on peut voir les figures des évêques Sévère, Ecclésius, Ursus et Ursicinus vêtus de leurs habits sacrés. Sur les panneaux, qui se trouvent aux côtés de l’abside, on peut voir les sacrifices d’Abel, d’Abraham et Melchisédech.

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