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Questions Ravenne , Robin seconde 4

mars 15, 2010

Basilique Saint Vital :

La légende rapporte que la basilique aurait été érigée sur les lieux du martyre de saint Vital. Cependant, il n’est pas certain qu’il s’agisse de saint Vital de Milan ou d’un autre saint Vital dont les reliques furent découvertes en même temps que celles de saint Agricola par saint Ambroise, en 393, à Bologne.

Sa construction fut commencée par l’évêque Ecclesius en 527, et terminée en 548 par le vingt-septième évêque de Ravenne, Maximien, pendant la période de l’exarchat. L’édifice combine des éléments architecturaux romains (le dôme, la forme des portails, les tours) avec des éléments byzantins (l’abside polygonale, les chapiteaux, la construction en briquettes, etc.).

La voûte du sanctuaire est divisée en quatre secteurs, séparés par de larges guirlandes de feuillage avec des fruits, des oiseaux, des petits animaux, un paon à la jonction avec les piliers. Ces guirlandes se rejoignent au niveau du médaillon central, porté par quatre anges, où se trouve l’Agneau Mystique. Chaque secteur est couvert d’un semis de feuilles d’acanthe rehaussées d’or, enserrant entre leurs courbes tout un monde d’oiseaux et d’animaux divers.

Le cul-de-four de l’abside représente, assis sur la voûte du monde, le Christ en gloire, imberbe et vêtu de pourpre, entouré de deux anges et de Saint-Vital, à qui il tend la couronne du martyre, et de l’évêque Ecclésius qui lui fait don de la maquette de la basilique.

Deux grands panneaux muraux latéraux, disposés face à face, portent les mosaïques les plus célèbres, probablement, de tout l’art byzantin.

 Baptistère Neoniano :

Le baptistère possède une vasque monumentale et octogonale, utilisée pour baptiser le fidèle par immersion presque totale

Le centre de la coupole est occupé par une mosaïque qui représente le baptême du Christ dans les eaux du Jourdain par saint Jean-Baptiste. Ainsi le fidèle peut identifier son baptême à celui du Christ. On remarque dans cette scène une allégorie curieusement païenne du Jourdain.

Plus bas et entourant la scène du baptême du Christ est représentée une procession des douze apôtres derrière saint Pierre et saint Paul. Il y a une sorte de hiérarchie :

On y voit : la cuve du baptême où le fidèle est baptisé, bas-reliefs représentant des prophètes avec des codex en main, les douze apôtres,  le Christ et la colombe du Saint-Esprit.

Basilique de Saint Apollinaire Nouveau :

La basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf, construite au début du VIe siècle par Théodoric le Grand, à proximité de son palais, Elle tenait lieu d’église palatine et était alors dédiée au Sauveur.

La basilique est bâtie sur un plan à trois nefs. Extérieurement, la basilique présente une façade à galerie couverte, construite en brique, avec des lignes de trous de boulins. La partie supérieure est percée d’une fenêtre double en marbre, surmontée de deux autres ouvertures minuscules conjointes. Le narthex a un toit à simple pente, qui descend vers des colonnes de marbre blanc, contrastant avec le reste du bâtiment. La nef centrale donne accès à deux bas-côtés par douze paires d’arcs soutenus par des colonnes. Elle se termine par une abside semi-circulaire, en cul-de-four.

La basilique conserve plusieurs mosaïques n’appartiennent pas toutes à la même époque : les unes remontent à Théodoric, et d’autres à la redécoration voulue par l’évêque Agnello, lors de la conversion de l’édifice au culte catholique.

Les murs de la nef centrale présentent trois zones bien distinctes de décoration en mosaïques.

Le registre le plus élevé est décoré de panneaux alternant des motifs à deux colombes et des scènes du Nouveau Testament, montrant la Vie du Christ. Celles-ci sont traitées en détail, alors que leur situation n’en rend pas la lecture aisée.

Certaines de ces scènes donnent une idée de l’évolution de l’art de la mosaïque au temps de Théodoric.

La scène du Christ séparant les chèvres des brebis rappelle celle du Bon Pasteur du Mausolée de Galla Placidia, mais, à un siècle de distance, les différences sont notables : elles ne sont plus disposées dans un espace en profondeur, mais semblent plaquées les unes sur les autres, avec de nombreuses simplifications.

La frontalité rigide et la perte de la perception des volumes donnent au Christ et aux anges une allure hiératique.

Dans le panneau figurant la Cène, le Christ et les apôtres traités à la manière des représentations paléochrétiennes romaines, et les personnages sont proportionnées en raison leur importance hiérarchique, comme dans l’art tardif « provincial » ou « plébéien ».

Baptistère des Ariens :

Le baptistère des Ariens fut édifié par le roi des Ostrogoths, Théodoric l’Amale au tournant des Ve et VIe siècles. En effet, les Goths, comme d’autres peuples germaniques, avaient embrassé le christianisme sous la forme prêchée par Arius et considérée comme hérétique à la suite des premiers conciles œcuméniques. Le baptistère devait donc permettre aux Ariens de disposer de leur propre lieu, tout comme les autochtones auxquels était réservé le baptistère des Orthodoxes.

Le monument est de forme octogonale avec quatre absidioles ; il possède une coupole décorée d’une mosaïque représentant le baptême du Christ par saint Jean-Baptiste, avec un dieu païen figurant le Jourdain qui se tient près d’eux et porte une outre de cuir de laquelle sort l’eau du fleuve.

Au dessus, l’Esprit-Saint est sous la forme d’une colombe dont le bec répand l’eau lustrale. Plus bas, une procession des douze apôtres, menés par les saints Pierre et Paul tout autour de la coupole, se dirige vers un trône sur lequel un crucifix précieux est posé sur un coussin de pourpre.

Toute cette composition est d’une grande similitude avec celle du baptistère de orthodoxes, sinon dans la facture, tout au moins dans l’inspiration et les grandes lignes. Les murs sont nus, ce qui n’a pas toujours été le cas dans le passé. Pendant les recherches archéologiques qui y furent conduites avec déblaiement du sol, on découvrit en effet 170 kilos de tessères.

Mausolée de Théodoric :

Le mausolée de Théodoric en pierre blanche d’Istrie, est composé de deux niveaux décagonaux. Son toit est un monolithe d’un diamètre de 10 mètres et d’un poids de 300 tonnes.

Il fut érigé en l’an 520 par un architecte syrien, à la demande de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths d’Italie (493526).

Le mausolée a accueilli la dépouille du roi à sa mort survenue en 526. Au début de la guerre gothique, les Byzantins du général Bélisaire dispersèrent les restes du roi après la prise de Ravenne, capitale ostrogothique, en 540.

Parmi les rois « barbares » qui ont régné dans l’ancien Empire romain d’Occident entre le Ve et le VIIIe siècle, seul le tombeau du roi Théodoric a été préservé.

Basilique de Saint Apollinaire de classe :

 La basilique Saint-Apollinaire in Classe est une basilique du VIe siècle est connue pour son ensemble de mosaïques du VIe siècle. Commencée par l’évêque Ursicinus, l’église fut inaugurée le 9 mai 549 par l’évêque Maximien.

Les murs extérieurs de l’église, sont composés de briques rouges. L’entrée est surmontée d’une fenêtre à trois arcs.

Elle est précédée d’un narthex, qui succède au quadriportique d’origine. Le campanile cylindrique du Xe siècle comporte des ouvertures à un, deux et trois arcs.

L’intérieur  est constitué par deux rangées de 12 colonnes cannelées de marbre grec, surmontées de chapiteaux byzantins. Le plafond a perdu ses caissons d’origine, et les anciennes mosaïques de sol ont disparu.

L’abside est accessible par les marches d’un large escalier. Sous l’autel se trouve la tombe de saint Apollinaire

La mosaïque de l’abside présente une croix inscrite dans un médaillon sur fond de ciel étoilé, que contemplent trois agneaux répartis en deux groupes dans une prairie verdoyante, symbolisant les apôtres Pierre et les deux frères Jacques et Jean.

Au-dessus de la croix figure la main de Dieu et les prophètes Élie et Moïse, sur fond d’or. Sous la croix, saint Apollinaire, lève les bras dans une prière vers le ciel, au milieu d’un pré fleuri et entouré d’agneaux venus le voir.

L’évêque, vêtu de l’habit sacerdotal et du pallium épiscopal, est entouré de douze agneaux, figurant les fidèles (apotre) qui suivent leur berger.

Au-dessous de l’abside, sur les côtés, se font face deux mosaïques : l’une, à gauche, montre l’empereur byzantin Constantin IV entouré de ses proches ; sur l’autre, à droite, sont représentés Abraham, Abel et Melchisédech.

Entre les fenêtres figurent des évêques  Ursicinus, Ursus, Sévérus et Ecclésiodès, en habit sacerdodal et tenant un livre.

La décoration de l’immense arc triomphal a été modifiée à une date inconnue, entre le VIIe et le IXe siècle. Le médaillon central montre une image du Christ bénissant, au regard fixe, fronçant le sourcil.

En arrière-plan, sur fond de ciel aux nuages alternativement bleus et rouges flottent les symboles des quatre évangélistes : l’aigle de Jean, l’homme ailé de Matthieu, le lion de Marc et le taureau de Luc.

Au registre inférieur, douze agneaux, symbolisant les apôtres, quittent les cités de Jérusalem et de Bethléem pour rejoindre le Christ. À la naissance de l’arc se détachent des palmiers chargés de dattes sur fond de ciel bleu foncé. Ces représentations, ainsi que celles des archanges Michel et Gabriel, visibles sur les montants de l’arc, sont caractéristiques de l’art du VIe siècle, tandis que les évangélistes Matthieu et Luc, qui apparaissent sous la forme de symboles personnifiés, ne sont probablement pas antérieurs au XIIe siècle.

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